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La traversée du Vercors (Part 1)

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Der von uns gewählte Einstiegspunkt auf dqs Vercors-Massiv (mehr unter http://www.naturaintegra.org/d/Perso/Journey/Album
Départ de Villard-de-Lans au lever du jour. Arvo soigne les ânes.
La chasse était depuis longtemps ouverte et ce sont les clochettes des chiens de chasseurs qui  nous ont réveillés. Nous ne savions alors pas encore que de tels chiens nous joueraient des tours tout au long de notre voyage. Aladin et Joggi ne s’habituèrent jamais à ces bruits de clochettes et ils en devenaient chaque fois, plus nerveux ! Ce matin-là, pourtant, nous avons eu à nous réjouir de ce réveil bruyant, car nous avons, ainsi, pu nous mettre en route dès le lever du soleil. Tout se déroula ensuite merveilleusement. Nous sommes arrivés dans l’après-midi du Samedi à Villard-de-Lans et avons pu vite trouver un emplacement pour la nuit ; nous avons eu ensuite assez de temps pour faire les achats nécessaires.
Ce soir-là nous n’avons pourtant pas pu renouveler un dîner en plein air, tant il faisait froid ; nous avons donc une fois encore dîné dans un restaurant : le « dîner du condamné » persifla amèrement Ruth. La peur de le neige et du froid mordant nous envahissait. C’était en effet la dernière possibilité de traverser le Vercors. Nous prenions, en tous cas, un grand risque : si quelque chose de grave arrivait, qu’adviendrait-il de nous ? Quelqu’un nous trouverait-il dans notre isolement ? Et si les ânes n’avaient plus la force de continuer ? Et si le « divin » météorologue s’était trompé ? Si la pluie et la neige survenaient ?? De telles questions nous assaillaient sans cesse et il nous fallut une certaine force de motivation pour garder la foi. Nous ne savions pas ce qui allait nous arriver. Il ne nous restait plus que notre foi en Dieu. Et nous l’avions, cette foi : et c’était bien ainsi !
Diner mit unseren Freunden
La première partie de cette traversée du Vercors nous avait paru être une promenade du dimanche.
Lorsque nous avons rassemblé, ce dimanche matin, toutes nos affaires, nous étions emplis de sentiments divers qui oscillaient entre joie et peur et cette tension nerveuse ne se dissipa que lorsque nous quittâmes définitivement les routes goudronnées à Corrençon. Nous avons, en effet, eu de quoi nous divertir sur les larges chemins de randonnée. Nos deux « bourricots » étaient pour les touristes et les promeneurs du dimanche « L’ATTRACTION »









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Le voyage vers la Provence avec deux ânes