Lorsque la route se transforma en un sentier de pierres, nous nous trouvions pratiquement seuls en route. Pas le moindre bruit, seuls les pas sourds de nos fidèles ânes, lourdement chargés !
La représentation que nous nous étions faite d’une randonnée en montagne devenait enfin réalité. Aladin et Joggi avaient pourtant d’autres pensées : souvent, nous devions les encourager devant la moindre montée.
Les ânes eux-mêmes avaient apprécié le « confort » des routes goudronnées et ils eurent, au début, du mal à s’habituer à des chemins qui devenaient de plus en plus pierreux.
Mais lentement ils s’habituèrent à ces conditions changeantes et montrèrent même de réelles performances dans la traversée du Plateau.
De la forêt, encore de la forêt : c’est ainsi que se dévoila le Vercors dans l’après-midi de notre première étape dans le Plateau. Le ciel était d’un bleu d’acier au-dessus des arbres qui nous offraient une ombre agréable durant les longues heures de marche. Le chemin était bien balisé et nous n’avons eu que rarement besoin de regarder la carte qui ne montrait, de toutes façons, que de la forêt. Aussi, quelle surprise, lorsque nous arrivâmes dans une clairière et que nous découvrîmes « la Cabane de la Carette » : le but de cette journée !!